samedi 19 juillet 2014

Part deux

Bon, déjà, mettons les choses au clair : je pense écrire un article par semaine, voire un toutes les deux semaines. Comme vous avez pu le voir, j’ai tendance à les faire longs et bien juteux (CMB ;) ha, ha, ha) et donc je vais pas pondre un truc chaque jour. Si ça vous va pas, c’est dommage, mais ça ne va rien changer…

Donc, que s’est-il passé depuis mon dernier article ? Plein de choses, beaucoup ne sont que des détails, et je risque d’en oublier certains au fur et à mesure de ma narration, mais je vais quand même essayer de vous en donner l’essentiel.

Encore une fois, je vais vous passer les détails du travail. Je vais quand même en toucher deux mots parce que ça reste une question récurrente : est-ce que ça me plait ? Oui. C’est pas parce que j’ai déjà travaillé sur le sujet en question qu’il en est moins intéressant, et l’équipe est très bonne, motivée et intéressée, donc pas de souci côté boulot.

Aussi, suite à une question qui est revenue quelques fois, voici des photos de mon balcon et de la cour sur laquelle il donne. Et oui, c'est bien la chaise de camping que j'ai chopée au Target quand je voulais m'acheter mon téléphone.
Non, je ne publierai pas de photos de la salle de bain ; c’est une salle de bain, avec un combo bain/douche, des chiottes et un lavabo, pas besoin de photos.

Pour ce qui est hors boulot, souvent le plus intéressant, il y a eu de petites choses et de moins petites choses. Déjà, début de semaine, je me suis enfin acheté un vélo. Etrangement par rapport au cliché qu’on a des US, c’est très courant ici à Minneapolis de se trimballer à vélo. Et donc je m’en suis acheté un pour pouvoir, de une, rester un minimum en forme malgré le changement d’alimentation, et de deux, pouvoir sortir et rentrer en WE, avec quelques verres, sans que ce soit illégal. Je l’ai récupéré en début de semaine mais ne m’en suis servi que ce WE, et il ressemble à ça : 

Oui, je n’avais pas besoin d’un VTT, mais comme je ne sais pas encore ce que je vais en faire, j’ai préféré prendre un truc qui puisse servir en toutes situations.

Autre nouvelle de la semaine dernière, c’est que pour emménager aux US il faut apparemment être immigrant. Si on est juste là pour une durée déterminée, on n’a pas le droit de ramener ses affaires. En tous cas, c’est comme ça que je l’ai interprété quand les déménageurs m’ont demandé mon numéro de sécu américain (j’en ai pas vu que je suis pas immigrant) et j’ai donc laissé tomber l’histoire : mes affaires vont rester en France, à Compiègne, jusqu’à ce que je trouve une autre solution (amis compiégnois, non, pas la peine de proposer vos services, c’est déjà bordélique sans que je sois là pour mettre les choses en garde-meuble, donc pour en récupérer une partie par-ci par-là, encore une fois sans que je sois là, ce sera encore pire). Mais oui, ça veut dire que j’ai toute une collection de livres, fringues, CD/DVD, et quelques souvenirs, coincée dans une pauvre boîte quelque part en France…

Sinon, parce que c’est drôle, je me suis foutu à Tinder, l’application de rencontres à moitié gérée via facebook qui ne met en relation que les gens pour qui les deux partis ont « aimé » l’autre. Evidemment, comme je n’ai que des photos de merde de moi, je n’ai pas un énorme succès jusqu’ici, mais je prend ça plus comme un jeu qu’autre chose (mais bon, du coup, si vous avez des photos de moi où j’ai pas l’air d’un psychopathe, je suis preneur).

Bon, on en arrive au WE.

Comme samedi je me suis réveillé tôt, je me suis dit que j’allais appeler mes parents. Bah histoire de changer un peu, cette fois-ci c’est mon père qu’a été un boulet informatique, alors qu’avec ma mère, y a eu aucun souci. Ca fait bizarre, normalement c’est l’inverse.

Samedi soir, j’ai testé mon premier vrai dive bar, c’est-à-dire un bar où les gens vont pour boire. Etrangement, c’est une catégorie à part entière ici. Et fidèle à moi-même et à mes nouvelles habitudes, je sors seul et je me fais des amis sur place. Bref, j’ai commencé par discuter avec un mec au pif, puis me suis subrepticement immiscé dans la conversation d’un petit groupe avec une paire de nanas aux physiques sympathiques. On a enchainé sur un autre bar, puis une des nanas m’invite chez elle. Cool ! Sauf qu’une fois arrivés, elle arrête pas de parler de son ex, et bref, blue balls.
Histoire de rendre l’histoire encore plus fun, il a ensuite fallu que je rentre à vélo, de chez elle (qui était je ne sais où), en ayant bu quelques verres, fatigué parce qu’il était 5h30 à ce point-là de la soirée, le tout dans une ville que je ne connais pas encore bien et qui est très étendue. J’ai donc sorti mon téléphone et ai demandé à Google comment rentrer. Et vu où j’en étais, j’ai bêtement suivi toutes les instructions. Tellement bêtement, que quand il m’a dit de prendre le petit pont qui traverse le mini-lac (cf photo), je l’ai fait.
Oui, je l’ai fait, malgré le fait que c’était inondé suite à de récents orages. J’aurai facilement pu faire le tour, mais j’étais pas d’humeur de réfléchir. Donc imaginez moi, le mec avec des petits yeux, ses petits pieds dans la flotte en train de chevaucher son petit vélo sur un petit pont sur un petit lac dans un petit parc dans une petite banlieue résidentielle aux petites heures du matin… Mais bon, je suis quand même bien rentré au final.

Dimanche, re-bougeage en ville, cette fois-ci pour retrouver Vina, une amie que j’ai connue à Strasbourg. On s’est bougé pour aller voir la finale de la coupe du monde. A l’origine on voulait aller dans un bar qui s’appelle le Brit’s mais la queue à l’entrée faisait genre 200m, donc on a trouvé un autre bar.  Pas besoin de décrire le match, il suffit de savoir que j’étais pour l’Allemagne.
Ensuite, on s’est bougés à une célébration de Bastille’s Day. Oui, c’est comme ça qu’ils appellent le 14 juillet ici. C’était une bloc party, c’est-à-dire qu’ils ferment la circulation sur une paire de rues et qu’ils ont une scène avec un groupe (pas la moindre connotation française) et quelques stands où ils vendent ou bien de la bouffe (rien de français) ou bien de la bière (américaine, mais pas les Bud ou Miller) qu’on a le droit de boire dans les limites de la bloc party (pour rappel, en général aux US, on n’a pas le droit de boire de l’alcool en extérieur). Voilà, c’était probablement ça le point le plus français : le droit de boire en extérieur. Bien sûr, il y avait des ballons bleu/blanc/rouge, et il y avait des gens qui portaient des marinières ou des bérets (ou les deux), mais bon. Quand même, histoire de mieux fêter ça, tout à l’heure je vais aller dans le centre ville à l’Alliance Française, ils font leurs célébrations aujourd’hui.
Puis un petit tour du côté des lacs.

Enfin, on a terminé avec un resto, le Famous Dave’s BBQ and Blues. Je crois que tout est dit dans le nom : un groupe de blues qui joue pendant que toi tu bouffes une quantité ridicule de viande, bref que du bonheur.

Sinon, mardi il y avait une sortie organisée par le boulot, avec au programme bouffe, bowling et bocce. Pour info, le bocce c’est une sorte de pétanque de gazon.  Et là j’ai été un bon français : j’ai été très nul au bowling et je les ai défoncés au bocce.

Et maintenant, je suis sur le point de commencer de nouvelles aventures (comme dit, Alliance Française, probablement le Brit’s, va bientôt aussi falloir que je me fasse une orgie de bacon), donc il va falloir que je vous laisse.

Si vous voulez que je vous raconte un truc particulier, ou que vous avez des suggestions de choses à tester, lâchez-vous dans les commentaires…

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